IN DIALOGUE WITH: LUCA BAGNARA

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Many clients swear by Luca Bagnara, a celebrated massage therapist whose practice has taken him from the Riviera to Claridge’s in London. His eponymous method, honed over years, brings lymphatic drainage and maderotherapy together in a single treatment that is now available at 51 Iéna in Paris and, at weekends, at Le Doyenné in Saint-Vrain. We spoke to him about his craft, the places that host him and how he slows down.

credit: Laura Friedli

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How did your path take shape, from your initial training to the opening of your first institute in Sanary-sur-Mer?

I followed a rigorous osteopathic training in Nice, for five years. In my final year, I often skipped classes to go and test my protocols on clients in Monaco, just next door. I have delicious memories of it: partly because I was not in class; partly because I was refining the ingredients of what I imagined would be a hit in Paris. My first practice, in Sanary-sur-Mer, was a necessary stage: the last stop, in short, before heading up to Paris in 2021.

Beyond the visible results, the treatment I received at 51 Iéna was a ritual in its own right. What do your clients tell you after the treatment, and what do they appreciate most?

The ritual often differs from one day to the next: the one you received will no doubt be different from the next. Some clients are surprised by how relaxing my treatments are, even though they find them among the most effective they have ever received. Beyond what is visible, there is this energy that lingers, discreet but very present, and on which some clients and I collaborate, without trying to explain everything.

credit: Laura Friedli
The pace of the treatment struck me as much more dynamic than that of a traditional drainage. How would you describe your method to someone discovering it, and how did you create it?

It is no doubt the combination of lymphatic drainage and maderotherapy, brought together in a single treatment, that makes you say so. The idea took shape through my scientific research, and then from noticing that no one in Paris was offering this combination. I ended up giving it, with a touch of pretension perhaps, the name “Luca Bagnara method”. Even if it is my method, good ideas belong to everyone.

Some of your clients come to you to look and feel their best for a major event, whether a red carpet or a runway show. What makes your method particularly suited to those moments?

The precision of the diagnosis and the immediacy of the results.

credit: Laura Friedli
You have worked on the Riviera, in London and in Paris. Each place has its own rhythm. How does your way of working adapt to the city and its clientele?

I like to absorb the rhythm of each establishment, the way it runs, the way it lives. Behind the wish to work there, there is always the wish to enter these immense fortresses, impressive at first sight, and to discover what lies behind the scenes. Working in these places allows a far greater closeness than staying in them. It is often the same people one meets in these places, so I never feel entirely out of place among the clientele. I like meeting certain friends and clients in other establishments and picking up exactly the same conversations about life, in a different setting.

You now offer an exclusive wellness programme at weekends at Le Doyenné. Where did the idea for this interlude come from, and what makes the experience of the treatment so special?
credit: Laura Friedli

I was fortunate to meet the team at Le Doyenné through my best friend, Maria Ahmarani. It was she who allowed me to cross paths with James. An email, a few words exchanged between two dishes, and we were shaking hands. A disarming simplicity.

What makes this treatment experience so special is, above all, the people who make it possible. They allow Mathilde, a brilliant masseuse who works alongside me, and me to work with the freedom one only finds when one feels at home. Shaun, of course, Victoria and Inès, Renata… The whole team is fabulous. Everyone brings something, and that is no doubt what gives the experience its charm.

How do you look after your own body, given all that your profession demands of it?

At 51 Iéna, I have everything to hand: the sun on the rooftop, lengths in the 26-metre pool and a little weight training. Small kindnesses I allow myself between appointments.

When you are in Paris, at which three addresses do you like to slow down?
  • The 25 hectares of the Jardin du Luxembourg
  • The 51 Iéna rooftop, to gain a little height over the city
  • Le Cravan in the 16th arrondissement. Ask Camille for an “MM”, on behalf of Maria or Luca
What would you like to do next that you have not yet had the chance to do?

Professionally, I would very much like a masseur’s residency in the mountains. There is something I like about the idea: spending one’s days among trails, books and massages. Three passions that perhaps have more in common than it seems. Personally, to see the world, at last.

One last thing?

Text your therapist.

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credit: Laura Friedli

Entretien en version originale

Comment s’est construit votre parcours, de votre formation initiale jusqu’à l’ouverture de votre premier institut à Sanary-sur-Mer ?

J’ai suivi un enseignement ostéopathique rigoureux à Nice, pendant cinq ans. La dernière année, je séchais souvent les cours pour aller tester mes protocoles sur des clients à Monaco, juste à côté. J’en garde un souvenir délicieux : d’une part, parce que je n’étais pas en classe; d’autre part, parce que j’affinais les ingrédients de ce que j’imaginais faire cartonner à Paris. Mon premier cabinet, à Sanary-sur-Mer, était une étape nécessaire : la dernière halte, en somme, avant de monter à Paris en 2021.

Au-delà des résultats visibles, le soin dont j’ai bénéficié au 51 Iéna était un rituel à part entière. Que vous disent vos clients après le soin, et qu’apprécient-ils le plus ?

Il diffère souvent d’un jour à l’autre : celui que vous avez reçu sera sans doute différent du prochain. Certaines clientes s’étonnent du caractère relaxant de mes soins, alors même qu’elles les trouvent parmi les plus efficaces qu’elles aient jamais reçus. Au-delà du visible, il y a cette énergie qui persiste, discrète mais bien présente, et sur laquelle certaines clientes et moi-même collaborons, sans chercher à tout expliquer.

Le rythme du soin m’a paru beaucoup plus dynamique que celui d’un drainage traditionnel. Comment décririez-vous votre méthode à quelqu’un qui la découvre, et comment l’avez-vous créée ?

C’est sans doute l’alliance du drainage lymphatique et de la Madérothérapie, réunis dans un même soin, qui vous fait dire cela. L’idée a germé au fil de mes recherches scientifiques, puis en constatant que personne à Paris ne proposait cette combinaison. J’ai fini par lui donner, avec un brin de prétention peut-être, le nom de « méthode Luca Bagnara ». Si c’est bien ma méthode, les bonnes idées, elles, appartiennent à tout le monde.

Certains de vos clients viennent vous voir pour paraître et se sentir au mieux à l’occasion d’un grand événement, tapis rouge ou défilé. Qu’est-ce qui rend votre méthode particulièrement adaptée à ces moments ?

La précision du diagnostic et l’instantanéité des résultats.

Vous avez travaillé sur la Riviera, à Londres et à Paris. Chaque lieu a son propre rythme. Comment votre façon de travailler s’adapte-t-elle à la ville et à sa clientèle ?

J’aime m’imprégner du rythme propre à chaque établissement, de cette manière qu’il a de tourner, de vivre. Derrière l’envie d’y travailler, il y a toujours celle de pénétrer ces immenses forteresses, impressionnantes de prime abord, et d’en découvrir les coulisses. Travailler dans ces lieux permet une proximité autrement plus grande que d’y séjourner. Ce sont souvent les mêmes personnes que l’on retrouve dans ces lieux. Je ne suis donc jamais tout à fait dépaysé par la clientèle. J’aime retrouver certaines amies et clientes dans d’autres établissements, et reprendre avec elles exactement les mêmes conversations sur la vie, dans un décor différent.

Vous proposez désormais une offre bien-être exclusive les week-ends au Doyenné. D’où est venue l’idée de cette parenthèse, et qu’est-ce qui rend cette expérience de soin si particulière ?

J’ai eu la chance de rencontrer l’équipe du Doyenné grâce à ma meilleure amie, Maria Ahmarani. C’est elle qui m’a permis de croiser la route de James. Un mail, deux mots échangés entre deux cuissons, et nous nous serrions la main. Une simplicité désarmante. Ce qui rend cette expérience de soin si particulière, ce sont avant tout les personnes qui la rendent possible. Elles permettent, à Mathilde, brillante masseuse qui m’accompagne, et à moi, de travailler avec cette liberté qu’on ne trouve que lorsqu’on se sent chez soi. Shaun, bien sûr, Victoria et Inès, Renata… Toute l’équipe est fabuleuse. Chacun apporte quelque chose, et c’est sans doute ce qui fait le charme de l’expérience.

Comment prenez-vous soin de votre propre corps, compte tenu de tout ce que votre métier lui demande ?

Au 51 Iéna, j’ai tout sous la main : le soleil sur le rooftop, les longueurs dans la piscine de 26 mètres et un peu de musculation. De petits égards que je m’accorde entre deux rdv.

Lorsque vous êtes à Paris, quelles sont les trois adresses où vous aimez ralentir ?

– les vingt-cinq hectares du jardin du Luxembourg
– le rooftop du 51 Iéna pour prendre un peu de hauteur sur la ville
– le Cravan du XVIe. Demandez un « MM » à Camille, de la part de Maria ou de Luca

Que souhaiteriez-vous accomplir prochainement que vous n’avez pas encore eu l’occasion de faire ?

Professionnellement, j’ai très envie d’une résidence de masseur à la montagne. Il y a quelque chose qui me plaît dans cette idée : passer ses journées entre les sentiers, les livres et les massages. Trois passions qui ont peut-être plus en commun qu’il n’y paraît. À titre personnel, visiter le monde, enfin.

Une dernière chose ?

Textez votre psy.


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credit: Laura Friedli

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